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Paire de statuettes, un suivant et une suivante

Chine, Dynastie des Han (206 av JC à 220 ap JC)

Terre cuite à légères traces de polychromie.

 

Les tombes des hauts rangs sous les Han ont livré de nombreuses figurines de serviteurs chargées d’assister l’âme du mort dans son palais souterrain.

 

Ces statuettes ont une allure très statique et sont emblématiques des productions de Mingqis (substituts funéraires) durant la dynastie des Han. Elles étaient produites en série à l’aide de moules bivalves et cuites à très haute température. Les visages étaient modelés avec soin et en général tous différents d’une pièce à l’autre.

 

Ces mingqis étaient accompagnés dans les tombes de vaisselles rituelles, de fantassins, de courtisanes, d’animaux en terre cuite (chiens, chevaux, cochons, poules, chèvres etc.), de chars, de reproductions d’architectures, d’objets en bronze, en jade. Ces statuettes reproduisaient l’environnement dans lequel vivait le mort et constituent aujourd’hui un témoignage précieux, une source d’information sur la vie quotidienne des Han.

 

On remarquera ici, les vêtements élaborés constitués d’une superposition de robes entrecroisées.

 

Ces figurines permettent d’évoquer la tendance artistiques sous les Han destinée à un grand avenir dans la statuaire chinoise ultérieure : le goût du graphisme. En effet, les lignes sont pures, fluides, sobres, rien n’accroche le regard. On notera une belle harmonie entre réalisme et abstraction. Les vêtements sont très près du corps et s’évasent dans la partie basse, les manches sont larges.

 

Les visages ovales sont ici harmonieux. Les chevelures séparées par une raie au milieu sont coiffées en arrière, attachées dans le dos pour la femme. Les nez sont ronds. Les mines sont sérieuses, empruntes de douceur, les sourires sont légers, les regards concentrés. Discipline, ordre, discrétion, intériorité, respect émanent de ces statuettes. L’apport des Han réside dans le soin tout particulier apporté au modelage des visages.

 

On retiendra également en ce qui concerne la suivante, un témoignage de la place des femmes dans la société de cette période. Son corps est contraint dans des vêtements qui ne laissent apparaître que la tête, les bras sont serrés contre le corps, les mains cachées, les genoux sont légèrement fléchis.

 

On se réfèrera à la pièce MC9814 du musée Cernuschi à Paris.

 

Ces pièces sont accompagnées d’un Test de Thermoluminescence qui mesure la date de cuisson de l’argile.

 

Hauteurs : 42 cm pour la femme et 45 cm pour l’homme.