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Grand cheval du Sichuan

Chine, Dynastie Han

Terre cuite.

Hauteur : 110 cm

 

D’une morphologie sinueuse, presque stylisée, sans une seule rupture, comme le tracé du pinceau d’un calligraphe, ce cheval d’une taille impressionnante est typique par sa terre cuite ocre orangée de la production des Mingqi du Sichuan entre 206 av JC à 220 ap JC sous les Han.

 

Les naseaux dilatés, les paupières marquées, les yeux exorbités, les oreilles dressées, la gueule ouverte hennissante, le torse bombé, ce cheval rare et d’une grande expressivité était certainement réservé à un haut dignitaire de la Dynastie.

 

Tenant à la fois du pur-sang arabe, du cheval de Ferghâna et chinois, peut-être oserions-nous dire même du dragon ondoyant, cet animal composite, idéalisé, incarne la force, la liberté, le désir sans limite, la fougue, la classe aristocratique.

 

Immortalisés par l'Art et la Littérature, les chevaux de Ferghâna, ces chevaux célestes qui transpiraient du sang selon les légendes, étaient connus pour leur vitesse, leur endurance et leur puissance. L'Empereur Wudi de la Dynastie des Han ordonna une coûteuse expédition à Ferghâna (partie de l'Ouzbékistan moderne, Tadjikistan et Kirghizistan) pour obtenir ces chevaux remarquables.

 

Nous nous réfèrerons au cheval debout du Musée Guimet à Paris, réf. MA6098.

 

Parce qu'à travers toute l'histoire de l'art le cheval est l'obsession de nombreux artistes et que les civilisations conversent entre-elles, nous nous permettrons de comparer notre destrier au cheval, célèbre, de l'Acropole d'Athènes (à droite). Même position, même impression de puissance, même allure...

 

Test de thermoluminescence Oxford.

 

Queue et tête amovibles.